Les laboratoires français se mobilisent pour la production des vaccins contre la Covid-19

Les membres des commissions de la santé publique (ENVI) et de l’industrie (ITRE) ont entendu le 25 février des représentants de l’industrie pharmaceutique, qui voient un défi possible dans l’augmentation de la capacité de fabrication pour distribuer davantage de doses en Europe. Grâce à cela, l’objectif ambitieux de vacciner 70 % des Européens d’ici l’été pourrait être atteint, a déclaré la commissaire européenne à la santé.

Le rythme de l’offre en Europe

L’approvisionnement européen est l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les laboratoires. Ils essaient tous d’améliorer et d’accélérer leurs processus de fabrication. « Nous pouvons livrer 100 millions de doses dans le monde, ce qui représente une augmentation de 200 millions de doses par an depuis avril. Mais il y a 8 milliards de personnes dans le monde ; c’est un défi majeur », a déclaré le Président Directeur Général d’AstraZeneca.

La raison de la lenteur de l’offre en Europe est due à un « débit plus faible » : « Malheureusement, nous avons été plus lents que prévu. » Selon le PDG d’AstraZeneca, il y a des régions où la production a pu se multiplier rapidement et d’autres moins.

Où en sont les laboratoires de productions de vaccins en France ?

La France ajoute des ressources supplémentaires aux efforts de l’Union européenne pour accélérer les campagnes de vaccination contre la Covid 19 et a commencé à fabriquer des vaccins sur son territoire depuis le début de l’année. Objectif : atteindre 250 millions de doses d’ici la fin de l’année, produites par différents laboratoires. Un effort qui contribuera à l’autonomie vaccinale recherchée par l’Union Européenne.

Au total, en France, quatre entreprises pharmaceutiques sont concernées : Sanofi, Recipharm, Fareva et Delpharm. Ce dernier a lancé mercredi 7 avril 2021, dans son usine de Saint-Rémy-sur-Avre, en région Centre, le conditionnement des vaccins Pfizer-BioNtech. Avant d’être commercialisés, les lots ont subi des tests de conformité.

La société suédoise Recipharm qui s’est engagée dans la production de seringues et de flacons de vaccins, conditionnera le vaccin Moderna dans son usine de Monts, située dans la même région. L’état a investi 35 millions d’euros dans l’usine de ce groupe.

L’un des composants de ce vaccin est également fabriqué par Corden Pharma à Chenôve, en Bourgogne.

De son côté, la société luxembourgeoise Fareva conditionnera le vaccin pour la société allemande Curevac, à Pau, dans la région Nouvelle Aquitaine, et à Val-de-Reuil, en Haute-Normandie.

Enfin, en septembre, Sanofi commencera à conditionner le vaccin de la société belge Janssen, filiale de la société américaine Johnson & Johnson. Elle le fera dans son usine de Marcy-L’Etoile, près de Lyon. Le géant pharmaceutique français travaille également, en parallèle, sur deux vaccins, dont l’un développé par le britannique GlaxoSmithKline, qui devrait arriver d’ici la fin de l’année.

Dans l’Union européenne, il existe au total 53 usines consacrées à la production de vaccins. L’objectif est de tripler la capacité actuelle et de produire 3 milliards de doses par an faisant ainsi de l’Europe le premier producteur mondial de vaccins.

Bruxelles veut faire oublier les critiques concernant la lenteur de la vaccination et espère avoir vacciné 450 millions de personnes d’ici la mi-juillet.

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